Pourquoi vous ne tiendrez pas vos bonnes résolutions : 5 pièges dans lesquels vous allez inévitablement tomber

Bonne année 2020 – Source Pixabay

Le 1er janvier est traditionnellement le moment propice de prendre de bonnes résolutions. Nouvelle année, nouveau départ. Cette année, c’est décidé : « j’arrête de fumer », « je change de job », « je pars en vacances au bout du monde », « je me mets au sport », « je lâche mon smartphone à la maison »… Croix de bois, croix de fer, si je meurs, je vais en enfer !… Et pourtant, dans moins de 30 jours, comme 88% de la population, vous serez restée en enfer, car vous aurez déjà baissé les bras et relégué vos bonnes résolutions au fin fond de votre tête jusqu’au prochain nouvel an.

Pourquoi, comme 88% des personnes qui se sont engagées moralement à changer d’habitude ou de comportement, êtes vous retombée dans votre routine quotidienne ? Justement parce que c’est une habitude et que cela demande des stratégies pour les rompre.

Dans quels pièges êtes-vous tombée ?

#1 – Tout bouleverser en même temps dans sa vie 

Le père Noël vient de passer et a déposé de formidables cadeaux dans vos souliers. Vous avez fait la fête avec votre famille, vos amis, des personnes que vous appréciez.

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L’enchantement a opéré. Vous êtes détendue et prête à relever tous les défis du monde. Alors soyons fou et offrons nous le plus beau cadeau du monde : une vie de rêve, où je n’aurai plus tous ces kilos en trop, où je travaillerai avec une équipe formidable, sans stress, où je pourrai profiter de la vie en allant faire du sport, sortir avec des amis, avoir du temps pour moi le soir… et faire perdurer cette magie de Noël.

En un mot, j’arrête tout ce qui ne me rend pas heureuse et je m’autorise à avoir des envies.

Mais l’être humain n’aime pas le changement. C’est inscrit dans nos gênes : c’est une question de survie. Cela date de la préhistoire. Pour notre cerveau, tout ce qui est nouveau est potentiellement dangereux. C’est pourquoi notre inconscient préfère rester dans le connu, qu’il a appris à gérer, même si ce n’est pas confortable.

Vouloir tout remettre en question du jour au lendemain est donc contraire à notre nature. Mieux vaut privilégier un seul objectif et s’y tenir, plutôt que de vouloir révolutionner sa vie… et de ne rien faire.

Mais ce piège n’est pas le seul. Voyons les suivants sans attendre.

#2 – Avoir un objectif trop ambitieux 

Décider de ranger mon bureau, c’est sain ! Mais quand les armoires contiennent 10 ans de dossiers poussiéreux amassés les uns sur les autres, qui plus est par des prédécesseurs que vous n’avez même pas eu le plaisir de rencontrer… Il est extrêmement tentant de refermer la porte de l’armoire à double tours devant l’ampleur de la mission.

Vouloir passer un examen pour avoir une meilleure qualification ou effectuer une reconversion professionnelle, c’est formidable ! Mais se lancer sans connaître la durée de la formation, la quantité de travail personnel que cela va générer et le coût qu’il va engendrer… pas étonnant de tourner les talons et de se dire que finalement… son job actuel, il n’est pas si mal que ça.

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Pour se lancer un objectif ambitieux, il est sage de procéder par étape et d’y aller step by step. Vous n’aviez pas mesuré l’ampleur du challenge ? Découpez-le en sous-objectifs.

Par exemple : cette semaine, je prends une heure par jour pour trier ce qui se trouve dans telle armoire. La semaine prochaine, je regarde tous les soirs ce que les organismes de formations proposent (programme, nombre d’heures, lieux de formation, tarifs…) pour me faire une idée de ce qui existe et pourrait me convenir.

Je me souviens du jour où j’ai décidé de créer ce blog. La première étape a été de trouver un nom. La seconde, de me former pour savoir comment avoir un nom de domaine et un hébergement, pour pouvoir utiliser WordPress. Puis de trouver un thème (un style et des couleurs) qui me correspondent. Ensuite de créer les différentes catégories du site (page d’accueil, blog, à propos, contact). C’est seulement en dernier que j’ai rédigé les articles et les ai publiés. Si j’avais commencé par écrire, j’aurais été complètement démotivée devant l’ampleur de la tâche au moment de les publier.

Certes, cela prend du temps, mais c’est à ce prix que le changement pourra s’opérer. Tenter de s’en abstenir, c’est se vouer à rester éternellement avec son problème, ne jamais tenir sa résolution et se dévaloriser jusqu’à la fin de ses jours.

Vous pouvez donc en rester là et confirmer ainsi que vous êtes incapable de tenir vos bonnes résolutions.

Dans tous les cas, je vous invite à lire derechef la suite pour identifier les autres embûches sur lesquelles vous avez ou allez vraisemblablement trébucher.

#3 – Ne pas savoir où vous allez 

Il est très facile de savoir ce que l’on ne veut plus, ou de vouloir quelque chose de tellement généraliste, qu’on peut glisser à l’intérieur quantité de choses. Ces deux types de formulation nous empêche de visualiser ce que l’on souhaite vraiment.

Concrètement, qu’est-ce que cela donne ?

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  • Penser négatif : « Arrêter de fumer », « ne plus regarder mes mails avant d’aller dormir », « perdre du poids », « ne plus trainer sur les réseaux sociaux »… ne sont pas des objectifs.

    Dans ce type de formulation, je sais ce que je ne veux plus, mais je ne sais absolument pas ce que je veux.

    Essayez de paramétrer votre GPS quand vous avez en tête « je veux quitter ma maison »… C’est impossible. Vous devez indiquer précisément votre destination pour que le GPS vous indique un chemin.

    Notre cerveau est une sorte de GPS. Pour changer une habitude, il doit connaître exactement le cap à tenir.  

 

  • Rester dans vague : « Changer de job », « changer de vie », « gagner plus d’argent », « faire un beau voyage », « passer du temps en famille », « retrouver la ligne »… sont des objectifs très tentants. Mais ils sont trop flous pour pouvoir déterminer une destination. Notre inconscient se perd dans le labyrinthe des possibilités.

    Pour rester sur l’image du GPS, c’est comme si vous programmiez « Allemagne » comme destination. Certes, le GPS va vous emmener au pays de nos cousins Germains… Mais il va s’arrêter à la frontière. Et vous ne verrez jamais Berlin, la porte de Brandebourg, son mur mythique, le palais du Reichstag, la fernsehturm, ses magnifiques parcs et tant d’autres endroits historiques et emblématiques. Avouez que c’est ballot de s’arrêter à mi-chemin !

Avoir déjoué ces premiers pièges est déjà une étape importante car vous vous rapprochez de vos rêves. Mais ce n’est pas suffisant. Qu’y a-t-il d’autre d’important à savoir ? C’est ce que nous allons voir tout de suite.

#4 – Ne pas se connaître 

Se lancer bille en tête dans un changement important sans avoir étudié la situation est forcément voué à l’échec. Pourquoi ? Parce que tout changement a des conséquences sur nous, sur notre vie. Ne pas en avoir conscience, c’est comme tenter de monter l’Everest en tailleur et mocassins.

Si je fume depuis vingt ans, c’est certainement parce que je n’arrive pas à gérer mes émotions. Si je ne m’inscris pas à une formation pour changer d’orientation, c’est peut-être parce que je me dévalorise ou que j’ai peur de gagner plus d’argent que mon mari.

Si je n’en ai pas conscience, je vais baisser les bras au premier souffle de stress émergeant.

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Avant de commencer à prendre un tournant dans notre vie, il est donc primordial d’apprendre à se connaître. Qu’est-ce qui me stresse dans la vie ? Comment je gère mes émotions ? Les situations conflictuelles ? Qu’est-ce que je me dis dans ces cas-là ? Comment je réagis ? Qu’est-ce que je pourrai me dire d’autre ou faire différemment ?

Certains changements vont demander de trouver des stratégies pour repousser ses limites et gérer les moments difficiles. Sans un travail préparatoire, tenir ses résolutions relève de mission impossible.

Le défi à relever est donc de taille. Et pourtant, ce n’est pas le dernier. Voyons à présent le suivant, et non des moindres.

#5 – Ne pas connaître le prix à payer

Si nous n’avons pas changé notre façon de faire depuis des années, c’est qu’il y a des avantages indéniables à cette situation.

C’est tellement agréable de passer du temps avec ses amis autour d’une bonne table ; c’est cool aussi de regarder une bonne série Netflix, un paquet de chips à la main ; travailler le soir chez soi quand les enfants sont couchés, ça évite de se retrouver face à son mari (ou à soi-même s’il n’est pas encore rentré, parce que lui aussi travaille… au bureau) ; fumer est essentiel pour avoir des pauses et se détendre avec les collègues, ça donne une bonne raison de lever le nez de son écran d’ordinateur…

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Notre cerveau n’aime pas la souffrance et recherche inlassablement le plaisir, sous toutes ses formes. Essayer de le faire renoncer à sa dose de dopamine est aussi irréaliste que de vouloir arrêter de respirer.

Alors la partie est perdue d’avance ?

La réponse est non. L’astuce consiste à donner à notre cerveau ce qu’il aime, mais de façon différente. Autrement dit faire différemment tout en restant dans le plaisir. Car partir en croisade contre ses mauvaises habitudes sans compensation, c’est se condamner à être directement échec et mat face à notre inconscient.   

A présent, vous savez déjouer les plus grands pièges qui vous empêchaient de tenir vos bonnes résolutions. Il en reste un dernier à contrecarrer. Il est évident, mais cela va mieux en le disant. Il s’agit bien sûr de…   

# 6 – Ne pas s’engager 

Comme tous les ans, vous avez lancé dans un moment de totale euphorie, « allez, cette année, je… ». Mais ce ne sont que des paroles en l’air. Derrière, rien de concret, aucun engagement réel. Plus personne n’y croit, vous en tête, surtout si cela fait dix ans que vous annoncez cette super bonne résolution.

Pourquoi annoncer une résolution entre deux gorgées de champagne n’est pas suffisant ?

Dans les pays occidentaux, une bonne résolution c’est un peu comme faire un vœu et attendre que notre situation change d’un coup de baguette magique.

Source Pixabay

Le dire c’est bien, mais le faire c’est mieux. Comme pour toute construction, avant que l’édifice ne soit terminé, il faut poser sa première pierre. C’est le signe dont a besoin votre inconscient pour se dire « Ah, ce n’est pas une plaisanterie, cette fois ». Il est donc indispensable de s’engager, moralement, d’abord, mais surtout par écrit.

Des études ont montré que les personnes qui notent manuellement leur engagement par écrit ont 42% de chances en plus de l’atteindre en comparaison de ceux qui l’ont frappé sur un clavier ou dit à l’oral. Cette formalisation officialise le serment que l’on fait avec soi, de la même façon qu’on signe un contrat pour obtenir un crédit avec sa banque. Le cerveau enregistre que c’est du sérieux, qu’il y a une vraie volonté. Il va donc tout faire pour atteindre le but que vous vous êtes fixé.

 

Le mois de janvier n’est pas encore terminé. Il est encore temps de redresser la barre pour tenir vos engagements et être enfin fière de vous.

Prête à relever le défi ? 

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Laissez l’engagement que vous prenez cette année dans les commentaires ci-dessous ! Et n’hésitez pas à me poser des questions si vous rencontrez des difficultés, j’y répondrai avec plaisir ! Je m’y engage 

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