Se mettre en avant malgré la peur du jugement : 5 conseils pour oser sortir de l’ombre

Vous ressentez constamment la peur du regard des autres ? Vous avez peur de prendre des initiatives, de vous exprimer en public ou encore de vous mettre en avant ? Cette peur peut être limitante pour votre carrière et vos opportunités de développement professionnel.

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Comment dominer vos vieux démons ? Découvrez 5 conseils pratiques pour vous aider à avoir davantage confiance en vous et oser enfin vous mettre en avant !

Conseil n°1 : Identifiez vos forces et vos points faibles

Regardez cette vidéo : Dove l’estime de soi – l’auto-critique de la beauté

C’est sûr que si vous cherchez à ressembler à Angelina Jolie, à Jennifer Lopez, à Kate Middleton, à Blake Lively, ou encore à Charlize Theron, vous allez être déçue, car elles ont toutes des atouts avec lesquels vous ne pourrez jamais rivaliser.

Soyez vous-même, les autres sont déjà pris – Oscar Wilde

Il en va de même pour vos compétences et vos valeurs fondamentales.  

Pour surmonter la peur du regard des autres commencez par identifier vos forces et vos points faibles.

Aïe. Ça pique un peu. Pourtant…

Connaître vos compétences et vos limites vous permettra de mieux vous positionner par rapport aux autres et de prendre des initiatives en toute confiance.

Dans la vie, tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide – Albert Einstein

Pour cela, vous pouvez demander des feedbacks à vos collègues et à votre supérieur hiérarchique mais aussi à votre mari, vos enfants ou vos amies.

Vous pouvez également faire un bilan de compétences pour avoir une vue d’ensemble sur vos atouts professionnels.

Et je vous recommande vivement de vous intéresser à l’Ennéagramme si vous ne connaissez pas cette grille de lecture. Elle a révolutionné ma vie et changé définitivement le regard que je portais sur moi !!!

Pour découvrir les caractéristiques des 9 types de personnalité, cliquez sur :
Type 1 – Type 2 – Type 3 – Type 4 – Type 5 – Type 6 – Type 7 – Type 8 – Type 9

Ensuite, appuyez-vous sur vos qualités, vos talents, vos compétences pour vous mettre en avant dans les situations appropriées, tout en travaillant sur vos points faibles pour les améliorer.

Par exemple, vous avez beaucoup d’humour, ce qui capte l’attention lorsque vous prenez la parole. Par contre, vous ne portez pas votre voix assez loin pour que l’on puisse vous entendre jusqu’au fond de la salle. Avouez que c’est sympa de partager une bonne tranche de rigolade… ce serait dommage de ne pas en faire profiter tout le monde !

Avoir conscience de ses failles est tout aussi important, car vous pouvez dors et déjà vous préparer à riposter en cas d’attaque surprise.

Par exemple :

  • On n’entend jamais ce que tu dis quand on est au fond de la salle !
  • Oui, je sais, mais j’y travaille.

Si vous n’êtes pas préparée à ce genre de remarques (à noter que la personne qui vous fait ce type de feed-back n’a pas forcément envie de vous critiquer, elle est juste frustrée et a un besoin essentiel : vous entendre), vous allez être déstabilisée et vous resterez muette comme une carpe.

Dans ces cas-là, comment allez-vous réagir ? Je vous le donne en mille…

Conseil n°2 : Identifiez vos pensées auto-limitantes

Source : gettyimages

Vous allez immédiatement vous dévaloriser : je suis nulle, je ne sais pas parler, je ne suis pas assez comme ci, je suis trop comme ça…

Et par pitié, arrêtez de dire « je suis blonde » ! Assumez que vous êtes une clown dans l’âme, assumez que vous ne pouvez pas tout connaître… et que celui qui pense être un maestro de la connaissance dans tous les domaines existants vous jette la première pierre ! Vous êtes juste un être humain !!!

Vous l’avez compris, se répéter en boucle et clamer sur tous les toits « je suis blonde », déjà, c’est ne pas rendre honneur à la catégorie de femmes qui ont naturellement ce type de chevelure, mais surtout, nous avons toutes en tête les blagues sur les blondes.

Dire « je suis blonde », dans l’inconscient collectif, c’est synonyme de « je suis bête », « je suis stupide », « je suis complètement idiote ». Avouez que pour se remonter le moral et se motiver quand on manque de confiance en soi, ce n’est pas la meilleure stratégie qui soit.

Si j’étais à la tête de la HAS (Haute Autorité de Santé), je préconiserais à toutes les femmes de changer leurs pensées. Vous connaissez peut-être les vidéos de DOVE. Je vous mets un nouveau lien vers l’une d’entre elle :

Regardez cette vidéo : Dove Mission | Portraits robot de la vraie beauté́ par Dove

Personne n’a la science infuse. Et personne ne peut être expert de la totalité des domaines existants (arts, technologie, sciences, industrie, politique, psychologique etc.) … même pas vous.

Ah, zut, je viens de casser un mythe. Désolée !

Poser des questions quand on ne connait pas un terme, un concept ou un outil, c’est le B.A.BA de l’apprentissage et c’est extrêmement sain. C’est de cette façon qu’on s’enrichit, qu’on acquiert des connaissances, qu’on s’améliore puis qu’on se perfectionne.

Comment changer ses pensées ?

Commencez par les repérer. C’est un véritable challenge !

Nos croyances limitantes sont devenues tellement inconscientes qu’on ne les remarque même plus. Ce sont de véritables étoiles filantes.

Pour vous aider, vous pouvez demander à vos proches ce que vous dites souvent. Car eux les entendent et les ont à l’esprit.

Qu’est-ce que vous dites spontanément quand vous n’obtenez pas le résultat que vous attendiez ? Je suis bête ! Quelle idiote ! Je ne suis pas intéressante ! Je me trompe tout le temps ! Je ne fais jamais rien de bien ! Je ne suis qu’une imbécile ! …

Dès que vous en avez repéré une, notez-la.

Lorsque j’ai suivi ma formation en PNL (Programmation Neuro-Linguistique), nous avons été amenés à chercher notre croyance profonde. Heureusement que je l’avais notée car impossible de m’en souvenir. J’ai dû ressortir mon cahier au moins cinquante fois pour la retrouver et la retravailler.

Donc notez précieusement cette pensée, ce n’est pas un conseil que je vous donne à la légère !!!

Maintenant que ce jugement destructeur est sous vos yeux, qu’en fait-on ?

C’est ce que je vous propose de voir dès à présent.

Conseil n°3 : Changez vos pensées auto-limitantes

People cleaning mobile phone from trash files. woman deleting documents with cleansing software flat vector illustration
Source : istockphoto

La meilleure façon de couper court à votre discours interne dévalorisant est de le remplacer par une autre expression gratifiante, exactement comme lorsque vous désinstallez une application de votre téléphone portable quand ses fonctionnalités ne conviennent plus.

Par exemple, remplacez « Je suis blonde » par « Je suis humaine » ; « Je suis bête » par « J’ai telle compétence »  ; « Quelle idiote » par « Je me suis trompée, je vais rectifier » ; « Je ne suis pas intéressante » par « J’ai telle qualité » ; « Je me trompe tout le temps » par « J’ai appris que… » ; « Je ne fais jamais rien de bien »  par « Je ne suis pas encore à l’aise avec telle chose mais je sais parfaitement faire telle autre  » ; « Je ne suis qu’une imbécile » par « J’ai le droit de me tromper et d’apprendre de mes erreurs »

Je n’échoue jamais. Soit je gagne, soit j’apprends – Nelson Mandela

Trouvez la meilleure formulation qui vous touche, vous fait vibrer et vous corresponde vraiment.

Vous noterez également que la nouvelle expression est rarement le contraire de l’énonciation précédente. A vous de trouver celle qui vous convient le mieux.

Puis répétez-là en boucle jusqu’à ce qu’elle sorte de votre bouche à la vitesse d’un éclair.

Au départ, cela mobilisera toute votre attention. Faites appel à un.e ami.e pour vous faire remarquer toutes les fois où vous utilisez encore la phrase fétiche fatidique que vous voulez définitivement éradiquer.

Petit à petit, cela deviendra de plus en plus naturel, et à la fin, vous ne vous apercevrez même plus que vous pensez automatiquement à votre formule magique !

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Une fois cet automatisme en cours d’acquisition, commencez à agir. Et je vous propose de découvrir maintenant, de quelle façon. Lisez la suite…  

Conseil n°4 : Sortez de votre prison mentale

Woman escaping from a cage to find her freedom. Female runs away from a prison. Girl getting out of a tight space. Mental health issues, women's rights, rehabilitation, new opportunities concept.
Source : istockphoto

Avoir des idées c’est bien, mais passer à l’action, c’est encore mieux. Car ce qui vous gêne vraiment, c’est de ne pas oser faire certaines choses, c’est de ne pas encore sortir de votre zone de confort.

Changer ses pensées, c’est comme faire le plein d’essence. Cela vous donne l’énergie pour vous mettre en route et pour rouler, mais le plus intéressant, c’est le voyage !

Plus facile à dire qu’à faire me direz-vous.

Effectivement car le cerveau déteste l’inconnu

Et en même temps, tant que vous ne vous aventurez pas en terre inconnue, vous ne pouvez pas découvrir de nouveaux paysages !

Pour dissiper complètement la peur liée à la crainte de l’inconnu ou de l’échec, listez tout ce que vous aimeriez parvenir à faire.

Par exemple, poser des questions en réunion, proposer des idées d’amélioration, demander de l’aide, se présenter clairement lors d’un tour de table, prendre des responsabilités plus importantes, présenter les résultats de la promotion devant le reste de l’équipe, participer aux négociations commerciales…  

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Collage Image of young woman following arrows to a new career
Source : gettyimages

Puis dans cette liste, choisissez la 1ère option qui vous semble la plus facile à réaliser.

Par exemple : poser une question à la prochaine réunion ou dire mon nom en articulant pour qu’il soit entendu de tous les participants.

Fixez-vous un premier petit pas et répétez-le jusqu’à ce que vous soyez totalement à l’aise. Dès que cette première mission sera réalisée, choisissez une 2nde option dans votre liste et ainsi de suite.

Plus jeune, lorsque j’étais représentante de parents d’élèves, j’ai découvert le monde de l’éducation nationale… et tous ses acronymes tous plus mystérieux les uns que les autres qui n’ont rien à envier à la SNCF : ATSEM, ZEP, ZUP, IEN, CLIS, TICE, EPS, SVT, B2i, CIO… j’en passe et des meilleurs.

Le premier challenge que je m’étais fixé était de demander la signification de tous les sigles ou termes que je ne connaissais pas.

La première fois, j’avais le cœur qui battait à 200 à l’heure, je n’arrêtais pas de gesticuler sur ma chaise… Aujourd’hui, je n’ai plus aucune difficulté à interrompre une personne qui utilise un sigle ou une expression que je ne connais pas. Et le plus drôle, c’est que bien souvent, d’autres personnes de l’assemblée renchérissent : oui, qu’est-ce que ça veut dire ?

Ce qui m’a beaucoup aidé au début a été de me dire : je me rends service et je rends également service à d’autres personnes !

C’est en procédant de la sorte que vous allez acquérir de nouvelles compétences et gagner de la confiance en vous. Et plus vous pratiquerez, plus vous serez à l’aise en toutes circonstances !

N’ayez pas peur de vous tromper car c’est de cette façon que vous allez apprendre et grandir professionnellement…

Mais la peur de commettre des erreurs vous tétanise ? C’est normal. Cela s’appelle le stress.

Voyons à présent comment l’apprivoiser.

Conseil n°5 : Apprenez à gérer le stress

Pour surmonter la peur du regard des autres, il est indispensable de comprendre ce qu’est le stress.

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Le stress qu’est-ce que c’est ?

C’est une peur intense qui se déclenche instantanément dès que notre cerveau se sent en insécurité voire en danger de mort.

C’est l’équivalent d’une alarme incendie. Pour éviter qu’elle se déclenche intempestivement, il suffit de prévenir les situations à risque. Rien de tel que d’anticiper les problèmes potentiels et de se familiariser avec les différentes situations !

La peur est la conséquence de ne pas comprendre quelque chose – Marie Curie

Rear view of woman hiking in tropical rainforest, Yonaguni Island of Yaeyama Islands, Okinawa, Japan
Source : gettyimages

Imaginez. Vous êtes perdue en plein milieu de la forêt amazonienne. Vous entendez un léger bruissement de feuilles derrière vous. Vous sursautez et la peur se déclenche sur le champ.

Maintenant, vous êtes dans un transat sous un arbre dans votre jardin. Vous entendez un léger bruissement de feuilles derrière vous. C’est à peine si vous le remarquez.

Pourquoi une telle différence de réaction ?

Dans la première situation, vous êtes en terre inconnue, il y a des centaines de dangers potentiels : serpent venimeux qui s’approche, jaguar en quête d’un bon festin, tribu indigène hostile aux étrangers… Bref. Vous êtes sur le qui-vive.

Dans le second scénario, vous êtes chez vous, en terrain conquis. Le souffle léger du vent sur les feuilles, le feuillage qui frémit, ça a un côté méditatif. Au pire, il s’agit du chat qui est grimpé dans l’arbre ou d’un moineau qui s’est posé sur une branche. Rien d’alarmant pour votre cerveau, il peut rester serein.

Gérer son stress, ce n’est pas gérer sa peur, c’est apprendre à connaitre son environnement.

Comment apprendre à connaitre son environnement ?

Tout simplement en allant explorer de nouvelles pistes, de nouvelles façons de faire, de nouvelles façons de penser.

Questionnez des personnes de votre entourage qui semblent ne pas avoir peur. Demandez-leur quelles sont leurs stratégies, comment elles font, qu’est-ce qu’elles se disent.

En avant-première je vous partage ici quelques visions du monde qui peuvent vous intéresser :

  • Je veux prendre du plaisir, m’amuser
  • Je ne peux pas plaire à tout le monde et c’est OK
  • En partageant mes connaissances, mes astuces, mes conseils, je reçois de l’amour
  • Les autres ont leurs propres préoccupations, ils ne focalisent pas autant sur moi que je le pense
  • Je suis assez forte pour parer à tous les dangers
  • Je connais parfaitement mon sujet, je saurai répondre aux questions. Au pire, si je ne sais pas, je dis que je vais me renseigner et apporter la réponse plus tard

Pour conclure :

Surmonter la peur du regard des autres peut être un véritable défi en tant que cadre. Cependant, en suivant ces 5 conseils pratiques, vous pouvez apprendre à avoir davantage confiance en vous et être plus audacieuse pour vous mettre en avant. Ayez une bonne connaissance de vous-même, identifiez vos forces et vos faiblesses, sortez de votre zone de confort, apprenez à gérer le stress, faites preuve de curiosité et d’ouverture d’esprit, trouvez des mentors ou des modèles qui vous inspirent.

Avec de la persévérance et de la confiance en vous, vous pouvez atteindre tous les objectifs que vous vous fixez et vous sentir plus à l’aise pour vous exprimer facilement.

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Avez-vous des difficultés à vous mettre en avant ? Ces conseils vous ont été utiles ? Vous avez encore des appréhensions ? Au contraire, vous avez acquis de l’aisance et mis en place pour vous affranchir du regard des autres ? Laissez un commentaire ci-dessous pour nous partager vos découvertes, vos difficultés, vos interrogations, vos astuces. 

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